Mon second Marathon au « RUN IN LYON »

Le 1er octobre 2017 j’ai couru mon second marathon, à peine 6 mois après mon premier.

Le second est-il plus facile que le premier? Pas sûre.

Pour ce marathon j’ai décidé de partir sur une préparation de 10 semaines à raison de 3 entraînements/semaine (mardi, jeudi et dimanche). Un objectif de sub 4 en tête et pas de blessures avant le jour J.

Samedi 30 septembre, Lyon m’accueille sous les eaux. Amies retrouvées, dossard récupéré, le stress monte. Je me mets la pression toute seule. Il me manque mes essentiels de courses (je reviendrai dessus plus tard) que je n’ai pas pu prendre à cause de mon voyage en avion. Parfait pour sortir de notre appart’ et récupérer « mes essentiels » le tout en trottinant pour dénouer tout ça.

Pasta party pour les filles. Quinoa/jambon/yaourt de chèvre pour moi.

On décide de ne pas se coucher trop tard (23H00) et Monsieur le marchand de sable qui ne passe pas. La nuit été longue et courte à la fois alternant sommeil léger et vérification de l’heure.

06H00 sonne. ENFIN!!!!! L’heure du petit déj’ (gato sport, pain/beurre de cacahuète, banane et café). Mon moment préféré de la journée 🙂

Temps calme avant la matinée qui m’attend. Je végète, regarde mes amies se préparer. Il est 07H30, il faut que je me bouge.

Je me prépare et check mes points de course :

  • Gourde remplie : ok
  • Pates de fruits comptées : ok
  • Dossard épinglé sur porte gourde ok :
  • Casquette : ok

Il fait froid, je décide de mettre mes manchons de bras et de prendre ma veste. Ma veste me quittera avant mon départ.

Nous arrivons dans le SAS 4HOO. Les semi et marathoniens sont mélangés. Je me dis qu’il va falloir être forte mentalement dès le début pour ne pas se caler sur le rythme du semi. L’ambiance est là, mes amies me rassurent. je veux rejoindre les meneurs d’allures 04h00 mais ils sont trop loin.

Le top départ est donné est nous partons en deux vagues. Les meneurs d’allure sont sur la première vague. je les vois partir et je me dis que mon plan d’attaque qui consistait à être toujours devant eux va devenir compliqué.

Je pars avec mes amies, mais je les quitte rapidement. je sais maintenant que ma course se fera seule. Je décide pour autant de ne pas mettre de musique mais de profiter aussi de ces quelques heures que je m’offre dans cette belle ville.

J’essaie de me caler sur 5’30, pas facile sur les premiers. Je cherche mon souffle. Le 10ème arrive finalement vite (55’56’). Je me sens très bien. Ma gourde est vide. Je me rappelle de mon plan ravito :  passer maintenant à un solide tous les 5 kil et remplir à chaque fois la gourde. (Le combo se passera parfaitement jusqu’à la fin de la course).

Tout est ok jusqu’au 16ème où j’arrive au tube de la Croix Rousse. Il fait chaud, je bois beaucoup. 2 km assez long où je demande à un coureur de rester avec moi jusqu’à la sortie car je ne me sens pas bien.

Le tunnel est derrière moi, les semi et marathoniens se séparent. Je me dis que ça commence maintenant. Le mental va déterminer ma suite du parcours. Moins de coureurs, moins de supporters. Je ne dois pas m’arrêter à ça. Je me focalise sur le parcours qui est plutôt pas mal. Le premier semi se passe au Parc de la tête d’or en 1h56’50. Tout est toujours au vert. Je m’offre le luxe de discuter quelques phrases par ci par là avec un coureur et je continue mon chemin. Les jambes sont là je suis trop contente. Quelques calculs savant dans ma tête me font prendre conscience que je peux passer sous la barre des 4h00.

J’attaque les berges du Rhône et j’aperçois au loin les deux meneurs d’allure 04h00. Je suis contente, je ne réalise pas. Je me dis que si je reste à mon allure (aux alentours de 5’30) je vais bien arriver à les dépasser. Chose faite en passant le 30ème en 2h45’43 ».

Pas de mur au mythique 30ème, juste mon genou droit que fait des siennes depuis le début mais je ne focalise pas dessus. Je me mets en mode « musique » pour me centrer sur ma fin de parcours. La musique me fait du bien et me permet de garder le rythme.

A partir du 38ème mes jambes commencent à me dire « hey oh, on est bientôt arrivé….!!?? ». Il me reste moins de 5 kilomètres, je suis dans le bon chrono et je m’interdis de flancher maintenant. Les filles m’attendent, je n’ai pas fais 10 semaines de préparation intenses pour rien. Je Peux le faire…

Les deux derniers kilomètres sont intenses. Les rues sont de nouveaux remplies, tout le monde nous encourage, j’ai chaud, j’ai froid, je sais que c’est la fin!

Je vois l’arche « ARRIVEE 2017 », j’entends des voix familières qui crient mon nom. Alexia qui coure quelques mètres avec moi. Je pleure, je vois rien…

2-RIL-2017-JC-2290

Je suis arrivée. J’ai réalisée mon second marathon en 3H53’25 ».

Mes amies me rejoignent très rapidement et on est tellement toutes contentes de ma course, de mon temps…Je ne sais pas qui est la plus émue!

Il n’y a pas à dire : courir seule je sais faire, mais partager seule ma victoire c’est juste inimaginable.

Merci Lyon, merci les filles. Je reviendrai.

Ce que je retiens de ma préparation et qui m’a été bénéfique :

1 – Choisir mon plan adapté à une ambition juste et raisonnable (SUB4)

  • Pour l’adapter à mon rythme de vie (3 séances semaines)
  • Pour minimiser le risque de blessure (Zéro blessure)
  • Garder la motivation dans la réalisation de mes séances (les finir, même dans le dur mais les finir quand même!)

2 – Garder une alimentation adaptée durant l’ensemble de ma préparation, en fonction de mes séances achevées ou à venir et plus particulièrement la dernière semaine.

3 – Prendre soin de mon corps :

  • Par un échauffement avant toute séance
  • Par des auto massage en fin de séance (foam rouler, balle Lacrosse, élastique, Compex)
  • Par des massages manuels avec des huiles essentielle (Huile de massage à l’arnica WELEDA, la friction de FOUCAUD)
  • Par des report de séances de 24 à 48h selon mon état de fatigue du moment

Ce que je retiens de ma course et qui m’a été bénéfique :

1 – Boire avant d’avoir soif

2 – Manger avant d’être fatiguée

3 – Garder un rythme raisonnable et continue

4 – Profiter de ce que l’environnement extérieur m’offre pour puiser la force de continuer, surtout sur la dernière partie de course

5 – Remercier les personnes qui m’ont supportée pendant toute la préparation et les personnes qui m’ont attendu à la ligne d’arrivée pour partager avec moi ce moment unique de dépassement de soi.

PAROLES DE RUNNEUSE : Le marathon de Lyon est un parcours relativement plat, sans grandes relances, et propice pour améliorer son chrono. Pour un premier marathon à voir, car la seconde partie est beaucoup moins animée que la première (ou nous sommes mélanges avec le semi marathon) et peut rapidement se faire au mental si la condition physique n’est plus là.

 

 

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