Mon premier marathon : BARCELONE

Mon premier challenge 2017 : réaliser mon premier marathon 10 mois après mon premier semi.

Une idée un peu dingue à première vue.

Pourquoi un marathon maintenant? dans quel but?

Je dirai rechercher un dépassement de moi pour la challengeuse que je suis. Une envie de tester mes limites ou de me découvrir de réelles capacités à aller de l’avant. Très peu de personnes ont été au courant de ma préparation et de cette course. Aujourd’hui je me rends compte que l’anonymat de ma préparation a été un bon choix pour avancer le plus sereinement possible vers cette distance historique et encore inconnue.

Pour cette course je suis partie sur une préparation de 12 semaines à raison de 3 séances semaine (sortie courte, fractionné, sortie longue) avec un début de travail en négative split. Je finis cette préparation avec une périostite jambe gauche et une douleur assez prononcée au genou droit. Hors de question d’abandonner!!!

Départ prévu le 12 mars 2017. Arrivée la veille, avec ma moitié, je découvre une ville pleine de vie. Les Espagnols ne déméritent pas quant aux ambiances de rues. Le salon du running, qui se tient au même endroit que le retrait des dossard, est immense : j’en prends plein les yeux et j’y reste une bonne partie de la fin d’après midi. Pour cette avant veille de course, je ne suis pas trop sereine. Car au delà d’être à la veille d’une distance jamais égalée, je ne pars pas trop fraiche. Ma préparation m’a fatiguée et je suis blessée. Après avoir trouvé un bon restaurant Italien (En Espagne… le comble quand même), direction l’hôtel où je tombe littéralement de fatigue (les anti-inflammatoires ont dû y être pour quelques choses je pense).

Levée 06H00 pour un petit dejeuner léger mais assez consistant, je me prépare tranquillement sans trop savoir si je vais finir la course, si je vais en être capable… à me demander si je n’ai pas été trop ambitieuse : Seulement 1 an que je pratique le running de façon régulière et me voilà déjà sur le départ d’un marathon!!!!

Direction le métro pour la Plaça d’Espanya : il y a du monde, pourtant on est parti tôt. Certains rigolent, d’autres ont le regard fixe dans le vide : Ce qui me fait rire avec mon binôme et me détend un peu…

La place est pleine, bondée. Pourtant le départ est dans une heure. j’ai besoin d’être seule. IL le sait et me laisse me retrouver avec moi même. Je rentre dans « l’arène » et commence mes gammes. Direction les wc et hop tranquillement j’essaie de repérer ma vague de départ. La musique est à fond, c’est vraiment festif mais j’ai à ce moment là juste une impression de bourdonnement dans les oreilles. J’avance, on avance et la musique de ROCKY et GLORIA GAYNOR qui raisonne. Un coup de pétard, des confettis qui explosent : c’est le départ.

Les premiers kilomètres sont douloureux. j’ai mal à mon tibias gauche et genou droit. Je me dis que ça va se chauffer et que mes anti-inflammatoires vont faire leur travail. Je décide de ne pas mettre mes écouteurs en marche pour profiter de l’ambiance de la foule et ainsi oublier mes bobos… Ce qui est assez efficace. Les kilomètres passent. Ils passent vite même. Ravitos bien géré que ce soit par les solides que les liquides. je n’ai pas trop mal à mes blessures, du moins c’est gérable : je finis le 1er semi avec une moyenne de 5’38.

Je décide de brancher mes écouteurs au portail du premier semi (erreur!!!!!!!!). Je me cale au tempo de la musique, j’accélère sans vraiment m’en rendre compte et baisse ma moyenne à 5’20 pendant 4-5 kilomètres puis ralenti au fur et à mesure (ce qui sera le cas jusqu’à la fin!!!!) car la fraicheur et forme physique n’est pas là.

Pas de mur au 30ème mais ma douleur genou est revenue. ça me fait mal. Très mal. J’en ai ras le bol : je veux marcher, appeler mon binôme, rentrer à l’hôtel… je me jure que ce sera le premier et le dernier. Je lui envoi un sms en trottinant et les quelques émoticônes reçus me redonnent de quoi avoir envie de me dépasser et de rechercher la force dans mon mental.

Les ravitos sont plus dur à gérer que sur la première partie. Je n’ai plus de compotes, faute de place, et je dois m’arrêter ou prendre à la volée ce que les bénévoles me tendent. Je prends moins le temps de remplir ma gourde en eau et récupère à plusieurs reprises les « powerade » : Mon estomac a fait toutes les couleurs existantes (bleu, jaunet rouge). Il me le rappellera sur les derniers kilomètres.

J’ai enchainé les derniers kilomètres comme j’ai pu. J’ai pensé aux gens que j’aime. Qui sont là ou la haut, j’ai cherché dans le regard de tout ces inconnus au bord de la route sans marcher mais avec une allure escargot, jusqu’à voir le panneau « 41 km » apparaitre. A ce moment là, quelque chose s’est déconnecté et j’ai donné tout ce que j’ai pu jusqu’à la ligne d’arrivée.

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L’arche est passée. c’est fini.

Je marche, ou plutôt je boitille. J’avance en suivant le flow. Une gentille dame me remet ma médaille. Je suis au bord des larmes. Je passe le ravitos sans top m’attarder. J’essaie d’appeler une de mes piliers en course à pied mais elle ne répond pas (détresse et déception dans mon coeur) et puis je le vois : Ma moitié et là. Tout ce quelle retiens sors. je pleure de douleur, je pleure de le voir si fière de moi, je pleure parce que je l’ai fait ce F*****G marathon!!!

JE SUIS MARATHONNIENNE. Je l’ai fait en 4h04’32 »

Ce que je retiens de ma préparation marathon :

– Une préparation trop ambitieuse

– Une préparation trop longue

– des étirements négligés voir quasi inexistants entre les séances

Ce que je retiens de mon premier marathon :

– Un choix de marathon au top, surtout pour un premier : Une ambiance assurée du début à la fin, des ravitos copieux et des bénévoles aux petits soins

– Une accélération trop rapide après le premier semi : ce qui a entrainé ma chute car physiquement je n’ai pas pu assumer mon accélération du 21ème au 26ème

– Rechercher des « solides » plus compactes quelles compotes pour être plus autonome sur les ravitos

– Ne boire que de l’eau et très peu de « powerade » sous peine d’avoir des crampes d’estomac…

 

PAROLES DE RUNNEUSE : croire en soi et en ses capacités au delà de ce que les autres peuvent penser est une des clés pour avancer dans ses projets. Chuter pour mieux se relever, commettre des erreurs pour ne pas les réitérer… Chaque choix est un apprentissage vers l’épanouissement de soi.

 

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